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| Forum Erika - Cellule Civile d'Information | Modification: 10/4/2004 Création: 20/11/2001 |
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Le forum pour échanger des informations ou réagir face à la catastrophe qui touche les côtes atlantiques. |
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Les informations rapportées par le
quotidien " Aujourd'hui " à partir du rapport que la gendarmerie maritime a remis au juge
d'instruction, Madame de Talancé, sont d'une extrême importance du point de vue judiciaire
car elles viennent contredire la version officielle.
Le rapport de la gendarmerie maritime établirait que la société Total aurait reçu un télex faisant
état de " fuites " sur l'Erika dès le vendredi 10 décembre 1999 à 22h30, soit 31h30 avant que
le navire ne se rompe. Or la société Total a toujours prétendu n'avoir été contacté par le
commandant du navire que dans la journée du samedi 11 décembre. Par ailleurs le rapport de
la gendarmerie maritime mettrait en évidence les retards accumulés dans les secours par la
Préfecture maritime de Brest entre le premier message de détresse parvenu au CROSS d'Etel
le samedi à 14h08 et la déchirure de la coque, survenue le dimanche à 5h54.
Le rapport de la gendarmerie maritime, dont le sérieux et l'intégrité ne peuvent être mis en
doute, conclurait donc à la double responsabilité de la société TotalFinaElf et de l'Etat français
dans l'enchaînement fatal des événements.
Le protocole d'accord que la société Total et l'Etat français ont
signé le 26 janvier 2000 en vue du pompage de la cargaison du navire naufragé et du
nettoyage des côtes souillées, l'article 4 stipule que, sur la base de la convention CLC (Civil
Liability Convention) 92, " aucune demande de réparation de dommages par pollution ne
peut être introduite contre TotalFinaElf ". Ce faisant, l'Etat français s'est engagé à
empêcher que la société Total soit traduite devant les tribunaux .
A la lecture des nouveaux éléments d'information recueillis par la gendarmerie maritime, l'article 4 du protocole d'accord signé par l'Etat avec la société Total doit être
dénoncé et annulé afin que la juge d'instruction soit en mesure de poursuivre librement son
instruction. Toute autre attitude de la part de l'Etat serait comprise comme une obstruction au
travail de la justice.